Napoléon surnommé « Ali Bonaparte » rêvait de l’Etat Juif

Comprendre qui était Napoléon n’est pas chose simple. Il fut un homme de son temps, qu’il serait stupide d’analyser avec notre vision des choses aujourd’hui. Ca serait idiot de critiquer le savoir de l’époque, à travers nos connaissances d’aujourd’hui, sauf à vouloir absolument s’en prendre gratuitement à ce qui a fait la grandeur de la France pour mieux la dénigrer.

Quelques pensées Napoléoniennes à l’occasion du bicentenaire.

« C’est en me faisant catholique que j’ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Égypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais le peuple juif, je rétablirais le temple de Salomon. »

Napoléon BONAPARTE (1769-1821), Déclaration au Conseil d’État, 1er août 1800

Conception très utilitaire de la religion : il ne faut pas la combattre et la détruire comme les révolutionnaires, mais s’en servir pour affermir l’État et garantir l’obéissance des citoyens au pouvoir civil. Paradoxalement, Danton et Robespierre pensaient de même.

« Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole. »1703

Napoléon BONAPARTE (1769-1821), Allocution aux curés de Milan, 5 juin 1800

Après être entré dans la ville en vainqueur. Il ajoute cette idée qui lui est chère : « Il n’y a que la religion qui donne à l’État un appui ferme et durable. » Ce n’est donc pas une déclaration de circonstance, pour plaire à son auditoire.

« Si vous ôtez la foi au peuple, vous n’avez que des voleurs de grand chemin. »1761

NAPOLÉON Ier (1769-1821). Pensées politiques et sociales de Napoléon (1969)

Cette idée qui lui est chère expliquait déjà la politique religieuse sous le Consulat : « Comment avoir de l’ordre dans un État sans une religion ? » dit le Premier Consul à Roederer (juillet 1800). « Nulle société ne peut exister sans morale. Il n’y a pas de bonne morale sans religion. Il n’y a donc que la religion qui donne à l’État un appui ferme et durable » (Maximes et pensées). Voltaire ne pensait pas autrement.

« Dieu a établi Napoléon, notre souverain, l’a rendu son image sur la terre […] Honorer et servir notre Empereur est donc honorer et servir Dieu. »1814

Abbé Paul d’ASTROS (1772-1851), Catéchisme à l’usage de toutes les Églises de l’Empire français, 4 août 1806

Le rédacteur de ce catéchisme, neveu de Portalis (ministre des Cultes), s’inspire de Bossuet au siècle de Louis XIV, mais insiste plus lourdement sur l’obéissance au prince qui gouverne. Napoléon a mis la religion à son service. Un autre passage du catéchisme impérial précise : « On doit à l’Empereur l’amour, les impôts, le service militaire, sous peine de damnation éternelle. » Autrement dit, les opposants iront en enfer. Mais certains courtisans exagèrent.

« Je vous dispense également de me comparer à Dieu […] Je veux croire que vous n’avez pas réfléchi à ce que vous m’écriviez. »1832

NAPOLÉON Ier (1769-1821), au vice-Amiral Decrès, ministre de la Marine, 22 mai 1808

L’empereur est entouré de courtisans, mais la servilité a des limites et s’attire ce genre de riposte. Il écrit une lettre furieuse à Decrès, homme par ailleurs courageux (au combat) et compétent (sur les questions maritimes) : abordant divers sujets, mais finissant sur ces mots : « Je vous dispense également de me comparer à Dieu. Il y a tant de singularité et d’irrespect pour moi, dans cette phrase, que je veux croire que vous n’avez pas réfléchi à ce que vous écriviez. Je plains votre jugement… »

« Je sais qu’il faut rendre à Dieu ce qui est à Dieu, mais le Pape n’est pas Dieu. »1852

NAPOLÉON Ier (1769-1821) au Comité ecclésiastique, Paris, 16 mars 1811

Pie VII est prisonnier à Savone depuis bientôt deux ans et les affaires religieuses se trouvent complètement désorganisées en France. D’où la décision de Napoléon : convoquer un concile pour mettre de l’ordre. Mais ça ne se passera pas aussi bien que prévu par l’empereur. Si le Pape n’est pas Dieu, c’est un personnage (presque) aussi fort que l’empereur.

NAPOLEON ET ISRAEL

Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem, 1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799).

« Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :

Israélites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu, pendant des milliers d’années, priver de leur terre ancestrale, mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations, même s’ils n’ont pas les dons prophétiques d’Israël et de Joël, se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes qui, à la veille de la destruction de Sion, ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie avec des chansons et dans la joie et que la tristesse et que les soupirs s’enfuiraient à jamais. (Isaie 35.10)

Debout dans la joie, les exilés ! Cette guerre sans exemple dans toute l’histoire, a été engagée pour sa propre défense par une nation, de qui les terres héréditaires étaient considérées par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer. Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d’ignominie. Bien que l’époque et les circonstances semblent peu favorables à l’affirmation ou même à l’expression de vos demandes, cette guerre vous offre aujourd’hui, contrairement à toute attente, le patrimoine israélien.

La Providence m’a envoyé ici avec une jeune armée, guidée par la justice et accompagnée par la victoire. Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours je serais à Damas, dont la proximité n’est plus à craindre pour la ville de David.
Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir votre patrimoine. Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu’elle a déjà conquis avec son appui et son autorisation de rester maître de cette terre et de la garder malgré tous les adversaires.

Levez-vous ! Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs n’a pu anéantir le courage des descendants de ces héros qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Maccabée 12.15). Montrez que deux mille ans d’esclavage n’ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez vous! C’est le moment qui ne reviendra peut-être pas d’ici mille ans, de réclamer la restauration de vos droits civils, de votre place parmi les peuples du monde. Vous avez le droit à une existence politique en tant que nation parmi les autres nations. Vous avez le droit d’adorer librement le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

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Quand Napoléon se rêvait en nouveau Mahomet, fondateur d’une « République islamique » en Egypte.

A l’occasion du bicentenaire de sa mort, l’historien franco-américain John Tolan raconte comment le général, qui fut surnommé « Ali Bonaparte », débarqua près d’Alexandrie avec l’objectif de créer une sorte de République islamique.

Tribune. C’est le Mawlid-al-Nabi, la fête d’anniversaire du Prophète, le 12 Rabia al-Awal 1213 selon le calendrier de l’hégire, le 23 août 1798 pour l’armée française et son général Bonaparte. La fête fut établie au Caire par les Fatimides huit siècles plus tôt, mais les chefs musulmans du Caire occupé ne sont pas d’humeur à ­festoyer. Napoléon juge l’occasion bonne de soigner ses relations avec le peuple égyptien et insiste pour financer les réjouissances.

La mosquée Al-Azhar est allumée par mille lampes, Napoléon s’y rend en compagnie des oulémas, s’assoit au milieu d’eux lorsqu’ils chantonnent des versets coraniques en l’honneur du Prophète. Dehors, les pirouettes de derviches soufis à moitié nus côtoient le défilé des soldats français en tenue d’apparat et les chants des musulmans se mêlent aux airs martiaux de la fanfare. Comme le fait ironiquement remarquer un officier : « L’artillerie française salua Mahomet. » Napoléon, le « grand sultan », préside les festivités et se déclare le protecteur de toutes les religions. On lui décerne le nom d’« Ali Bonaparte ».

Napoléon avait débarqué près d’Alexandrie le 1er juillet à la tête d’une armée de plus de 50 000 hommes : c’était la première expédition française en dehors de l’Europe depuis la Révolution, inauguration d’une nouvelle ère coloniale. L’effet de surprise a permis de prendre Alexandrie rapidement. L’armée se met en marche vers le sud et le 21 juillet, à la bataille des Pyramides, vainc les Mamelouks, qui gouvernaient l’Egypte sous l’autorité (théorique) du sultan ottoman. A la suite de cette défaite, les Mamelouks se retirent en Haute-Egypte, laissant Le Caire aux Français. Le 24 juillet, Napoléon entre dans la capitale et y établit son quartier général.

« Ali Bonaparte »

L’armée française contrôle Le Caire et le delta du Nil, mais pour rester maître de l’Egypte, il faut rallier le peuple égyptien. Déjà, le 18 août 1798, il y eut la fête de la crue du Nil, que les Egyptiens célébraient depuis l’Antiquité : Napoléon se mit au centre des festivités, comme l’avaient fait tant de pharaons, sultans et autres dirigeants du pays du Nil. Puis l’anniversaire du Prophète le 23 août. Et le 22 septembre, la fête de la République, marquant le sixième anniversaire de la République française. C’est à cette occasion que Napoléon conçoit un drapeau national pour l’Egypte française : un drapeau tricolore frappé d’un passage du Coran.

Napoléon voulait donc que l’Egypte française soit une sorte de république islamique. Quelques jours après la fête du Prophète, il écrivit au cheikh El-Messiri, président du divan d’Alexandrie [conseil administratif] : « J’espère que le moment ne tardera pas où je pourrai […] établir un régime uniforme, fondé sur les principes de l’Alcoran, qui sont les seuls vrais et qui peuvent seuls faire le bonheur des hommes. » Au chérif de La Mecque, avec qui il cherchait alliance, il affirme : « Nous sommes les amis des musulmans et de la religion du Prophète ; nous désirons faire tout ce qui pourra vous plaire et être favorables à la religion. »

Il lit ostensiblement le Coran. Il tente de séduire les oulémas, l’élite religieuse du Caire, leur demande d’expliquer des passages du Coran. Il fait de ces oulémas les membres de son divan à qui il délègue le gouvernement de l’Egypte. Il exige qu’ils portent la cocarde tricolore. Il fait ébruiter la rumeur qu’il serait prêt à se convertir. Comme ironise l’historien Juan Cole : « Les jacobins français, qui avaient célébré le culte de la raison à Notre-Dame de Paris, envahi et soumis le Vatican, étaient en train de créer la première république islamique moderne au monde ! »

En même temps, il souhaite importer les Lumières d’Europe en Egypte. L’équipe de scientifiques qu’il avait embarquée au sein de son armée était venue pour étudier l’Egypte, mais aussi pour y apporter la science et la culture européennes. Il fonde l’Institut d’Egypte, dont la bibliothèque ouvre ses portes à l’élite intellectuelle cairote : si certains oulémas rechignent à feuilleter des livres d’infidèles, Abd al-Rahman al-Jabarti, qui a laissé une chronique de l’occupation française d’Egypte, est fasciné par les instruments astronomiques et par les livres en sciences naturelles et en histoire. Il y converse avec des chercheurs qui étudient le Coran et l’histoire de l’islam : « Ils étaient de grands érudits et ils aimaient les sciences, surtout les mathématiques et la philologie. » Le rêve de Napoléon est de faire de l’Egypte française la tête de pont pour un Orient des Lumières, pour y apporter le progrès et la science, pour augmenter la gloire et la richesse de la France, et pour damer le pion aux Anglais.

Mais ce rêve se brise contre les réalités d’une résistance vive à cette première conquête coloniale française en terre d’islam. Le 21 octobre 1798, une révolte éclate dans les rues du Caire. Napoléon y oppose une répression féroce et n’hésite pas à pilonner la mosquée Al-Azhar où une partie de la population espérait trouver refuge. Après quatre jours d’effusion de sang, les rebelles capitulent : l’armée française aurait perdu 800 hommes et aurait tué 5 000 ou 6 000 Egyptiens.

Napoléon, nouveau Mahomet

A la suite de cette révolte, le général met les Egyptiens sur leurs gardes ; leur résistance serait vouée à l’échec : « Aucun pouvoir humain ne peut rien contre moi. Mon arrivée de l’Occident sur les bords du Nil a été prédite dans plus d’un passage du Coran. Un jour tout le monde en sera convaincu. » Napoléon tente une conquête en Palestine et en Syrie, mais l’alliance des Mamelouks de la Haute-Egypte, des Ottomans et des Anglais met fin à ces rêves d’empire musulman républicain en Orient. Le 23 août 1799, Napoléon quitte l’Egypte pour revenir en France et préparer le coup d’Etat du 18 brumaire.

Napoléon semble avoir cru que l’islam des oulémas était un monothéisme pur, proche du déisme des philosophes des Lumières. Il espérait donc que quelques déclarations rassurantes de son admiration pour le Prophète et le Coran pourraient convaincre les théologiens du Caire à l’accepter comme musulman, même comme une sorte de nouveau Mahomet.

Il semble avoir conçu cette idée sur L’Orient, le navire qui l’amena en Egypte. Il avait embarqué avec lui le Coran, dans la nouvelle traduction de Claude-Etienne Savary [1750-1788]. Dans la préface de sa traduction, Savary dressait le portrait d’un Mahomet présenté comme « un de ces hommes extraordinaires qui, nés avec des talents supérieurs, paraissent de loin en loin sur la scène du monde pour en changer la face et pour enchaîner les mortels à leur char. » Son Mahomet était un tacticien militaire brillant, un orateur hors pair qui savait motiver ses troupes, un sage législateur.

Nombre d’Anglais aux XVIIe et XVIIIe siècles avaient déjà dépeint le prophète de l’islam comme un réformateur religieux cherchant à rétablir un monothéisme pur et rationnel qui jeta les bases d’une société égalitaire, républicaine. C’est aussi le point de vue d’Henri de Boulainvilliers, dont la Vie de Mahomet (publié de façon posthume en 1730) est une diatribe à peine déguisée contre l’Eglise catholique : Mahomet aurait aboli la superstition, le culte des saints, le pouvoir des clercs. L’islam serait tout ce que le catholicisme n’est pas : iconoclaste, anticlérical, égalitaire, rationnel, dans un mot, républicain.

Pour Emmanuel Pastoret, le Coran annonce « les vérités les plus sublimes du culte et de la loi morale » et définit l’unité de Dieu avec une « admirable concision » (Zoroastre, Confucius et Mahomet : comparés comme sectaires, législateurs, et moralistes ; avec le tableau de leurs dogmes, de leurs lois & de leur morale, 1787). L’historien britannique Edward Gibbon affirme que « le Coran est un glorieux témoignage de l’unité de Dieu » (Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain, tome 5, 1788) ; sa doctrine était proche pour lui du déisme des philosophes.

C’est cette lecture du Coran et de l’islam qui fit penser à Napoléon que les idéaux des philosophes et les doctrines des oulémas étaient semblables. Mais là où certains auteurs des Lumières ont vu, dans l’islam des origines, une religion naturelle et rationnelle qui favorisait une société égalitaire, Napoléon a retenu au contraire la figure du Prophète conquérant et législateur, le grand homme qui façonne l’histoire. Il rêve d’être un nouveau Mahomet.

Le rêve d’une Egypte française, républicaine et islamique

Aujourd’hui, ce rêve d’une Egypte française, républicaine et islamique nous paraît saugrenu. Napoléon se prenait-il pour un nouveau Mahomet ? Avait-il vraiment le projet de se convertir à l’islam ? Ou au contraire, n’était-ce que calcul cynique, sans aucun respect réel ni pour le Prophète, ni pour le Coran, ni pour les théologiens musulmans ? Le 16 août 1800, le consul Bonaparte explique au Conseil d’Etat : « C’est en me faisant catholique que j’ai gagné la guerre en Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j’ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple juif, je rétablirais le Temple de Salomon. »

Une des dames de la cour impériale, Mme de Rémusat, rapporte que l’empereur lui confie les sentiments qu’il a éprouvés pendant la traversée vers l’Egypte : « Je créais une religion, je me voyais sur le chemin de l’Asie parti sur un éléphant, le turban sur ma tête, et dans ma main un nouvel Alcoran que j’aurais composé à mon gré. » Henri IV a dit que Paris vaut bien une messe, rappelle-t-il ; la conquête de l’Orient justifierait bien la conversion à l’islam. A la fin de sa vie, exilé sur l’île de Sainte-Hélène, il écrit ses Mémoires, dont les Campagnes d’Egypte et de Syrie, où il fait les louanges du Prophète, si mal compris en Europe. « La religion de Mahomet est la plus belle, affirme-t-il à son compagnon d’exil Gaspard Gourgaud, elle est moins ridicule que la nôtre. »

Dans ses Mémoires, Napoléon évoque parfois un roi français qui avait envahi l’Egypte plus de cinq siècles plus tôt : Saint Louis. Il se vante d’être meilleur stratège que le roi croisé, et se targue surtout de se montrer en ami des musulmans et de l’islam, et non pas en ennemi fanatisé. Si tant de conquérants européens avaient affirmé vouloir christianiser les territoires qu’ils subjuguaient, Napoléon est le premier à vouloir y apporter les Lumières et les idées républicaines de la Révolution. Non pas sans son lot de paradoxes : il souhaite libérer les Egyptiens des ­Mamelouks en réprimant dans le sang leurs révoltes ; il cherche à leur inculquer les valeurs républicaines tout en les soumettant à un culte de sa propre personne – et en acceptant des esclaves en cadeaux.

Cette conquête éphémère n’est pas sans conséquence. Le retrait français laisse l’Egypte dans le chaos, dont émergera un nouvel homme fort, Muhammad Ali, qui voit en Napoléon à la fois un repoussoir et un modèle : il envoie les jeunes espoirs cairotes se former en France, rejette les puissances européennes tout en s’inspirant d’eux pour l’organisation de l’armée et du fonctionnariat, l’établissement de l’imprimerie, le renouvellement des institutions éducatives.

Une trentaine d’années après l’échec de l’Egypte, la France se lance dans une nouvelle conquête en Afrique du Nord, celle de l’Algérie. Avec la même contradiction entre les idéaux affichés et la brutalité pratiquée, qui mène l’intellectuel algérien Hamdan Khodja à dénoncer « le joug de l’arbitraire, de l’extermination et tous les fléaux de la guerre, et toutes ces horreurs commises au nom de la France libre ».

A l’heure du bicentenaire de la mort de Napoléon, une année marquée par des polémiques sur l’islam en France et sur notre héritage colonial, le rêve mahométan de Napoléon nous questionne, nous mettant devant ses contradictions… et devant les nôtres.

JForum – Sources diverses – Le Monde

SourceJFORUM.FR

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