Ouverture du procès pour corruption de Benjamin Netanyahu en Israël

Publié le : Modifié le :

Le procès de Benjamin Netanyahu va s’ouvrir dimanche en début d’après-midi à Jérusalem. Le Premier ministre israélien est accusé d’avoir reçu pour 180 000 euros de cadeaux au cours de son mandat en échange de faveurs financières et de s’être assuré une couverture favorable de plusieurs grands médias. 

Publicité

C’est une première en Israël. Le Premier ministre en exercice, Benjamin Netanyahu, va faire face à ses juges, dimanche 24 mai, pour répondre d’accusations criminelles et de corruption au cours de son mandat. Après dix-sept mois de crise électorale au cours de laquelle il a joué sa « survie politique », Benjamin Netanyahu est attendu en début d’après-midi au tribunal du district de Jérusalem pour une bataille judiciaire.

Avant lui, Ehud Olmert, ancienne étoile du Likoud, avait déjà été inculpé pour corruption mais après avoir démissionné de son mandat de Premier ministre. Olmert avait été reconnu coupable d’avoir touché des pots-de-vin avant de passer seize mois en prison. Un scénario que cherche à éviter Benjamin Netanyahu, 70 ans, accusé d’avoir reçu pour 700 000 shekels (180 000 euros) de cigares, champagne et bijoux de la part de personnalités richissimes en échange de faveurs financières ou personnelles. 

La couverture favorable de plusieurs médias en question 

Selon les enquêteurs, Benjamin Netanyahu aurait aussi tenté de s’assurer une couverture favorable par le plus grand quotidien payant d’Israël, le Yediot Aharonot. Et surtout, la justice le soupçonne d’avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de la société israélienne de télécommunications Bezeq en échange d’une couverture médiatique favorable d’un des médias du groupe, l’influent site Walla.

Après des mois de suspense, le procureur général Avichaï Mandelblit a inculpé Benjamin Netanyahu en novembre 2019, ce qui avait été considéré alors comme un « arrêt de mort politique » par ses détracteurs. Mais « Bibi » a réussi à se maintenir à la tête de son parti, à terminer en première place aux dernières législatives, à négocier un accord de partage de pouvoir avec son rival Benny Gantz et, ainsi, à rester Premier ministre.

Un procès en présence de l’accusé

Les avocats de Benjamin Netanyahu avaient demandé à ce qu’il n’ait pas à se présenter à l’ouverture dimanche après-midi d’un procès qui pourrait durer de un à trois ans, en incluant de possibles appels. 

Mais le tribunal a confirmé ces derniers jours que le Premier ministre devait être présent à l’audience, même si celle-ci reste technique, avec au programme la lecture des actes d’accusation. « Une personne ne peut être jugée pour des allégations criminelles qu’en sa présence », ont insisté les magistrats. Après le premier jour, les trois juges du tribunal de Jérusalem choisis par la Cour suprême pourront demander au Premier ministre d’assister à différentes audiences.

En Israël, le Premier ministre ne dispose d’aucune immunité judiciaire mais, à la différence des autres élus et des fonctionnaires, il n’a pas à démissionner ou à se retirer le temps de son procès. Le principal intéressé plaide son innocence, dénonce un complot ourdi par la justice contre lui mais pourrait aussi, à tout moment d’ici le verdict, « négocier une peine » avec le procureur comme l’y autorise le droit israélien. 

SourceFRANCE24.COM

ARTICLES POPULAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Populaire cette semaine

Derniers Commentaires

SourceFRANCE24.COM