Pas de compensation d'Israël pour un Palestinien aux 3 filles tuées à Gaza

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La Cour suprême d’Israël a rejeté mercredi l’appel d’un Palestinien qui demandait compensation pour la mort de trois de ses trois filles dans un bombardement israélien il y a plus d’une décennie dans la bande de Gaza.

Izzeldin Abuelaish, un gynécologue qui a travaillé en Israël et est établi aujourd’hui au Canada où il enseigne à l’université de Toronto, s’était tourné vers le plus haut tribunal israélien après le rejet de sa plainte en première instance.

En 2009, un obus a touché la maison du médecin dans la bande de Gaza, quelques heures avant que l’armée israélienne ne mette fin à trois semaines d’offensive contre l’enclave de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas. Trois de ses filles âgées de 13, 14 et 20 ans ont péri dans leur chambre, de même que sa nièce. Sous le choc, M. Abuelaish, qui parle hébreu, avait alors téléphoné à une chaîne israélienne et laissé exploser sa douleur en plein journal télé. « Ce sont des filles, rien que des filles. On les bombarde. Pourquoi les a-t-on tuées ? Je veux savoir. Qui a donné l’ordre de tirer ? ». La famille avait assuré qu’aucun membre du Hamas ne se trouvait dans la maison, et que rien ne pouvait donc justifier la frappe.

M. Abuelaish a fait le déplacement la semaine dernière devant la Cour suprême israélienne afin de convaincre les juges de reconnaître la faute, selon lui, de l’armée israélienne et obtenir une compensation. « Les juges doivent se départir de leur toge pour être humains, être loyaux à la justice et la vérité et non à une cause politique ou sécuritaire », avait-il déclaré. Mais dans une décision rendue mercredi soir, les juges ont rejeté sa demande affirmant que la mort de ses filles et de sa nièce tombait sous la coupe d’un « acte de guerre » et que, selon les lois en vigueur, les autorités bénéficiaient d’une « immunité substantielle ». « Nos pensées vont à l’appelant, un oncle éploré, un père de trois filles tuées prématurément, mais les conséquences désastreuses qui lui ont été infligées ne peuvent faire l’objet de réparations », ont-ils écrit. « Je lui avais dit de ne pas être trop optimiste », a déclaré à l’AFP son avocat, Hussein Abou Hussein, soulignant avoir parlé à M. Abuelaish qui lui a dit être « sous le choc » de la décision de la Cour suprême.

Après la mort de ses filles Bissan, Mayar et Aya, M. Abuelaish avait rédigé un livre intitulé « Je ne haïrai pas » et continué de prôner la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens.

SourceFRANCE-PALESTINE.ORG

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