Sarah Cattan. L’odieuse manière de “raconter Israël”. De Libé au Figaro en passant par des auteurs lambda

Ils. Eux. La maladresse de celui-là…
Cet autre? Lui se contente de publier un extrait. quitte à pervertir le sens des mots

Juif ou non, la plupart en conviennent, sauf à être d’une mauvaise foi la plus absolue : lorsque la presse française nous parle d’Israël, l’article, ou le titre, ou les deux, sont emprunts de quelque chose de si … particulier. L’info souvent est biaisée. La phrase mal tournée. La chose impose qu’on la relise. Pour être bien assuré de ce qui est écrit.

Tant de mauvaise foi. Une obsession pathologique. Un arrière-goût si reconnaissable.

Certes, Parfois, et ça n’est pas mieux, l’info est tue. Silence radio. Ça leur arrache les entrailles d’informer leur lectorat d’une forfaiture de plus venue du Hamas. Ça dérange leur logiciel prêt à penser.

Alors… Imaginez combien diable il peut, à ceux-là, coûter de devoir dire quelque bien de ce pays. De devoir reconnaître, par exemple, une gestion de la pandémie devant laquelle, grosso modo, le monde entier s’incline.

Dire du bien d’Israël. N’avoir pas le choix, en la matière…

Sortent alors des papiers boursouflés de mauvaise foi. Suintant cet antisionisme que chacun sait. Qu’ils revendiquent presque : Ecoutez-les, offusqués, s étranglant. Quoi ? Ils n’auraient le droit de critiquer fût-ce un brin l’Etat des Juifs sans être taxés … d’antisémitisme ?

Ils sont colère. Ça fuse de partout. Leurs papiers vomissent alors, rivalisant, des commentaires où les Juifs deviennent Ces gens-là. Ils. Eux.

Lorsque la chose vient du Gendron de Libé, nous en ririons presque. Tant c’est attendu. Tant tous nous savons la joie mauvaise, le presque orgasme du bonhomme qui trouve, au lever, de quoi nourrir son labeur quotidien : chercher, quitte, s’il le faut, à inventer, de quoi tacler ce pays dans lequel il engraisse. Duquel peut-être il embrasse les filles. Vous l’aurez compris : la prose de Gendron n’est pas à mes yeux estimable.

D’autres fois, ça vous saute au visage, vous relisez, vous regrettez, vous éprouvez quelque chose qui a le goût du regret : c’est un Boyadjian et plus récemment un Pierre Duriot qui, l’un après l’autre,  se vautre dans l’exercice. Lequel s’aggrave lorsque vous lisez les commentaires abjects qui vous ôtent tout doute : ça n’est même plus ce que Charles Rojzman nomme antisémitisme modéré : ça éclabousse. Ça suinte. Tel un cri retenu. Une pulsion qu’enfin il est possible de laisser aller : Ah ces Juifs

Le Gendron du Figaro s’appelle Thierry Oberlé.

Lui ? Il a une anecdote brûlante à livrer. Et le fait dans une sorte d’ivresse mêlée de cette joie mauvaise dont nous vous parlions plus haut. Grâce à Poutine, lit-on alors, Netanyahou échange une jeune juive contre deux bergers syriens et du vaccin Spoutnik.

Prends ça dans la gueule et ne viens pas chialer.

Ne viens surtout pas t’étonner que nulle part dans le torchon n’est faite mention de cette particularité toute juive en effet : la valeur d’un corps. Qu’il soit vivant ou mort. Ramener au pays cette part de son peuple. Quitte à faire très fort en guise d’échange : Quelque 200 prisonniers pour 1 pauvre corps. Lequel sera enterré chez lui.

Ici, est narré avec un mépris certain le troc, forcément le troc, cet art si juif du commerce, qui consista à aller échanger Une Israélienne égarée en Syrie contre … deux bergers syriens et … des doses de vaccins Spoutnik V.

Le torchon est plein de connotations malsaines. Malveillantes à tout le moins. Les Juifs, là, Avez-vous vu ce trésor qu’ils possèdent, fait de doses de vaccins ? Et qu’ils gardent pour Eux ? Et qu’Ils refusent d’offrir à leur voisin palestinien ? Et dont à présent Ils usent telle une monnaie d’échange ? Ces Juifs. Qui commercent. Le papier du Gendron du Figaro convoque Netanyahou et Poutine et vous narre un dialogue surprenant entre Israël et Damas. D’étranges négociations qui se seraient engagées. Un marchandage. Vous rappelle au passage que le plateau du Golan est occupé par l’État hébreu depuis la guerre de 1967. Mieux : annexé. Il poursuit, convoquant cette fois deux bergers syriens capturés lors d’une intrusion sur le territoire contrôlé par Tsahal. Il vous parle de monnaie pour un troc.

Entre alors en lice … l’or de notre siècle. Entendez les vaccins. Des Spoutnik V payés par le gouvernement israélien. Une transaction estimée à plus d’un million de dollars.

Il appelle ça Le pot aux roses, ou plus précisément aux vaccins. Assurément il est fier de sa formule. Il la ressortira !

Il revient enfin à l’objet du troc juif : la jeune femme égarée en Syrie. Orthodoxe de surcroît. Que le conseiller à la sécurité nationale de Netanyahou serait allé chercher. Un vol spécial ayant été affrété alors que l’unique aéroport international du pays est fermé pour cause de crainte de propagation des variantes du Covid-19.

Que voulez-vous. Le Gendron du Figaro ne sait pas. Il ne sait pas qu’Israël a comme colonne vertébrale de toujours ramener ses citoyens à la maison. Et nous, nous cherchons ce qui, ici, dérange le plus : cette particularité toute juive ? Ou bien … ce que tous appellent … la maison

Nous cherchons. Et nous disons que Oui, décidément, Qu’ il est bon, pour un Juif, quel qu’il soit, de se dire qu’il a un Israël.

Richard Kenigsman

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SourceTRIBUNEJUIVE.INFO

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