Université de Tel Aviv. Les plantes émettent des crissements ultrasoniques.

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Les plantes se défendent et communiquent

Il existait déjà une étude, réalisée en 2013 par des chercheurs de l’INRA (Clermont-Ferrant), qui avait mis en lumière le processus de cavitation. Les plantes stressées par la sécheresse forment des bulles d’air qui éclatent et déclenchent des vibrations dans le tissu qui transporte normalement l’eau le long des tiges des plantes.

Une preuve de la réaction de la plante à la sécheresse.

On apprenait également récemment que des scientifiques avaient réussi à communiquer avec des plantes carnivores qui émettent des signaux électriques. D’autres études encore suggèrent que les plantes peuvent libérer des composés chimiques malodorants ou changer de couleur ou de forme en réponse à un stress tel que la sécheresse et des animaux qui les mangent.

Comme l’explique le NewScientist, les chercheurs de l’Université de Tel Aviv sont allés un pas plus loin et se sont demandé si les plantes pouvaient émettre des sons qui seraient repérables à distance.

Et c’est bien le cas si l’on en croit l’étude publiée dans la base de données bioRxiv mais qui doit encore faire l’objet d’un examen par les pairs.

Trois types de réactions sonores des plantes

Ils ont alors placé des microphones à proximité de plants de tomates et de tabac stressés, les instruments ont capté des crissements ultrasoniques des cultures à environ 10 centimètres de distance !

Les bruits se situaient dans une plage de 20 à 100 kilohertz, un volume qui pourrait « être détecté par certains organismes jusqu’à plusieurs mètres », selon les auteurs mais que l’on ne peut bien sur pas entendre à l’oreille.

Les enregistrements ont révélé que les différentes espèces végétales émettaient des sons différents et à des rythmes variables en fonction de la nature du stress :

les plants de tomates stressés par la sécheresse : 35 cris ultrasoniques par heure

les plants de tomates dont on a coupé des tiges : 25 par heure

les plants de tabac stressés par la sécheresse : 11 par heure

les plants de tabac dont on a coupé des tiges : 15 par heure

les plants intacts : 1 cri par heure

À l’aide d’un algorithme d’intelligence artificielle, l’équipe a pu trier leurs plantes en trois catégories en fonction du type de cris et de leurs nombres : « sec, coupé ou intact ».

Les chercheurs doivent encore analyser beaucoup de données

L’étude semble prometteuse mais il faut encore étudier les autres sources de stress des plantes comme les maladies, les niveaux excessifs de sel ou encore les températures (trop hautes ou trop basses) et d’autres plantes. Les chercheurs affirment avoir déjà fait des tests sur des cactus (Mammillaria spinosissima) et sur une espèce de lamier (herbacé).

De plus, l’étude n’a pas tenu compte des sons que le sol peut produire ainsi que d’autres bruits parasites que les microphones des chercheurs auraient pu capter selon le NewScientist.

Il reste donc encore pas mal d’analyse à faire mais la nouvelle reste incroyable : les plantes parlent et crient quand elles souffrent.

SourceISRAELVALLEY.COM

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