Vigilance et immobilisme. René Seror

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Le 8 octobre dernier, alors que chacun d’entres nous se préparait à la solennité de Yom Kippour, oubliant les tracas du quotidien, professionnels, politiques et même domestiques
Emanuel Macron présidait la cérémonie d’hommage aux quatre fonctionnaires tués dans l’attentat de la Préfecture de Police de Paris.

En parallèle, le Rassemblement National semblait occuper une telle place que le Président de la République se fendit d’une déclaration enflammée, que nous rapportons:
« Il faut faire bloc!
Mener un combat sans relâche et construire une société de vigilance face au terrorisme islamiste.
La Nation toute entière doit se mobiliser, face à l’HYDRE ISLAMISTE.
»
Le soir même, lors d’une déclaration dont elle a le secret, Marine Le Pen, loin d’emboîter le pas au chef de l’état, lui décochait une flèche au curare,
« …j’ai entendu ce matin des mots sans concession, mais je n’ai jamais vu d’ actes sans concession.
Depuis Mohamed Merah, nous avons entendu ce discours dans la bouche de tous les hommes politiques.
En même temps, poursuit MLP, on apprend que l’Imam qui a radicalisé le terroriste de la Préfecture, qui devait être expulsé du territoire depuis 4 ans, est toujours en France.
Les mots ne suffisent pas…
»
Même si je n’aime ni les propos fielleux de MLP, ni son attitude qui mêle perfidie et machiavélisme, il est aisé de constater qu’elle tient le discours que le peuple veut entendre.

Une société de vigilance…

Quand le Président appelle à bâtir une société de vigilance, il y a de quoi s’inquiéter!
Va-t-on protéger le peuple, nos enfants,
va-t-on lutter contre le fondamentalisme islamiste par le seul biais de la « VIGILANCE » des voisins?
Rien de sérieux dans ces propos.
La France est un Etat, c’est l’Etat qui doit protéger ses citoyens.

Ca n’est pas mon affaire…

Voilà qu’aujourd’hui, 24 octobre, le Président Macron déclare:
« Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. »
Alors, posons la question légitime:
-qu’est-ce qui est votre affaire?

Nous appartenons à une génération qui, par notre éducation, respecte la hiérarchie
le pouvoir, politique, religieux ou administratif.
Nous l’avons toujours respecté, dans la mesure où, ces différents pouvoirs tenaient compte de notre avis.
Il existe, deux types  de pouvoirs.
Le démocratique et le directif.
Or, sous couvert d’une grande démocratie, de grands débats où vous êtes seul a vous exprimer, dont ensuite, vous vous félicitez, vous imposez vos diktats, sans réserve.
Mais quand il s’agit de sécurité, ce n’est,  ni un grand débat, ni de la bienveillance qu’il nous faut.
Il nous fait des mesures concrètes.  

Pourquoi faut-il que la population soit toujours partagée?
Quel que soit le sujet!
Le pouvoir ou les médias, ou la conjugaison des deux, finit toujours par diviser l’opinion.
Pourquoi faut-il une droite pour dénoncer l’immigration comme étant le terreau du terrorisme?
Et une bienpensance pour nous faire croire, que l’immigration est une opportunité pour la France?
Annoncer, sans rougir des chiffres fantaisistes, du nombre de migrants qui entrent et surtout qui sortent, relève de l’ironie.
J’ai connu les quartiers de Barbes et de Chateau-rouge, à Paris, ceux de la canebiere et du Vieux Port à Marseille, pur ne parler que de ceux-là,
Je les ai connu entre 61 et 80.
Et aujourd’hui?
Bien sûr, tenir un tel langage, fait de vous un islamophobe.
Mais mon propos n’a rien à voir avec une quelconque animosité.
Je demande simplement aux pouvoirs publics de prendre en charge cette oisiveté, ce désœuvrement.
De ne pas laisser la situation empirer.
Avant de permettre des entrées sur le territoire d’individus qui viendront grossir les foules déjà nombreuses, il y a fort à faire avec les contingents présents.
Et les familles entières qui dorment à la belle étoile?
Dans quelques jours, les étoiles ne seront plus si belles, les centres d’hébergement vont rouvrir.
Ils seront insuffisants!
Entre la lutte contre le fondamentalisme islamiste et fournir une occupation saine et lucrative aux désœuvrés, il semble que chaque ministre du gouvernement devrait avoir le nez plongé dans ces dossiers prioritaires.
Or, des séances entres a l’Assemblée Nationale sont consacrées à savoir si la vitesse doit être ramenée à 80 ou à 90!
Si on rajoute à tout ça, les lubies de Madame Hidalgo, on est tente de se transformer en migrant.
Mais pour aller où?

Louis XIV pour l’instruction du Dauphin Louis XV:
« Les empires ne se conservent que comme ils s’acquièrent,
C’est à dire par la vigueur, par la vigilance et le travail. « 

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