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Des milliers de Palestiniens ont convergé samedi vers la frontière israélienne dans la bande de Gaza, où de premiers heurts ont éclaté. Un Palestinien a été tué dans la matinée.

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C’est le premier anniversaire des « grandes marches du retour ».  Des milliers de Palestiniens se sont rassemblés, samedi 30 mars, vers la frontière israélienne dans la bande de Gaza, où un Palestinien a trouvé la mort dans la matinée.

Entre les différents lieux de rassemblement, des milliers d’habitants de l’enclave coincée entre Israël, Égypte et Méditerranée, ont pris la direction de la frontière sous les drapeaux palestiniens aux couleurs noire, blanche, verte et rouge, et sous des pluies éparses, ont constaté les journalistes de l’AFP.

À Malaka, à l’est de la ville de Gaza, la plupart des manifestants se sont tenus à distance de la barrière pour rester hors de portée des tireurs d’élite israéliens. Mais des poignées de Palestiniens se sont approchés à quelques dizaines de mètres, ont incendié des pneus pour obscurcir la visibilité des tireurs, et ont lancé des pierres vers les soldats avant de se replier en courant.

L’armée a riposté en lançant des gaz lacrymogènes et en ouvrant le feu. Des images vidéo de l’AFP montrent un Palestinien visiblement atteint par un tir de riposte israélien emmené à bout de bars et déposé dans une ambulance.             

Preuve des dangers courus près de la frontière, un Palestinien de 20 ans a été tué par des tirs israéliens alors qu’il prenait part, selon des témoins, à une manifestation nocturne à plus de cent mètres de la barrière, avant le début de la grande mobilisation.

Les appels se sont succédé pour une protestation non-violente. Le spectre d’une nouvelle guerre a resurgit ces dernières semaines entre Israël et le Hamas. Ce serait la quatrième depuis que le mouvement islamiste, qui refuse l’existence d’Israël, a pris le pouvoir à Gaza en 2007.

Des milliers de soldats israéliens déployés

Malgré les appels au calme des organisateurs, « on va à la frontière, même si on doit y mourir », dit Yousef Ziyada, 21 ans, le visage peint aux couleurs palestiniennes. « Nous sommes ici à Abou Safia, à l’est de Jabaliya, pour faire partir les juifs de notre terre », dit-il. « Nous retournerons sur nos terres ».

Depuis le 30 mars 2018, des milliers de Gazaouis manifestent toutes les semaines pour réclamer la levée du strict blocus qu’Israël impose depuis plus de dix ans à Gaza, et le droit de revenir sur les terres qu’eux-mêmes ou leurs parents ont fuies ou dont ils ont été chassés à la création d’Israël en 1948. Les rassemblements donnent quasi systématiquement lieu à des violences.

Au moins 259 Palestiniens ont été tués depuis cette date, la plupart lors des « marches du retour », les autres dans des frappes israéliennes de représailles à des actes hostiles en provenance du territoire. Deux soldats israéliens ont également été tués.

Palestiniens et défenseurs des droits humains accusent Israël d’usage excessif de la force. Israël dit ne faire que défendre sa frontière. L’armée israélienne a déployé des milliers de soldats, des dizaines de tireurs d’élite ainsi que des chars et de l’artillerie dans l’éventualité où les groupes armés se mettraient par exemple à tirer des roquettes vers Israël.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a prévenu que son pays était prêt à mener une opération « d’envergure » si nécessaire. Mais il a aussi laissé entendre qu’il comptait laisser sa chance à une médiation égyptienne.

AFP

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