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Selon l’Indice global du terrorisme, les attentats ont tués plus de 18 000 personnes dans le monde.

En 2017, sur Terre, 18 814 personnes sont mortes du terrorisme. C’est 27% de moins qu’en 2016, selon l’indice global du terrorisme, publié aujourd’hui. Ce décompte précis et documenté, un rien macabre, est établi chaque année, pays par pays, par l’Institut pour l’économie et la paix, un think tank australien.  

Ces chiffres confirment une tendance à la baisse, depuis trois ans, des attentats et des meurtres à caractère terroriste. La cause principale de ce recul tient à la défaite militaire du groupe djihadiste État islamique au Levant (Daech en arabe). En Irak, l’institut dénombre 4271 morts, soit 5500 de moins que l’an dernier. « Daech est responsable dans 83% des cas », note le rapport. Idem en Syrie, où l’on dénombre 1096 victimes (- 48%). Même si l’organisation a perdu la plus grande partie de son territoire et presque tous ses revenus, elle demeure le groupe terroriste le plus meurtrier. Et l’Irak, le pays le plus impacté, si l’on compte les blessés. 

« Le terrorisme encore monnaie courante »

Si la situation globale s’améliore, le rapport souligne que « le terrorisme est encore monnaie courante ». Il gagne même du terrain dans certaines régions. Dix pays concentrent près de 84 % des morts dans le monde. Après l’Irak, l’Afghanistan arrive en deuxième position de ce « palmarès », avec le plus grand nombre de morts l’an dernier (4653). A Kaboul, à Kandahar comme dans le Helmand, les Talibans intensifient leurs attaques sanglantes contre les forces de sécurité afghanes, en dépit des efforts des États-Unis à les convaincre de s’engager dans des pourparlers de paix. 

L’Afghanistan demeure un bourbier, dix-sept ans après l’intervention des soldats américains contre le régime taliban, accusé d’héberger Oussama Ben Laden, l’instigateur des attaques contre le World trade center, à New York. Le Nigéria, où sévit le groupe djihadiste et crapuleux Boko Haram, est le pays d’Afrique le plus touché. Tandis que la Somalie et l’Egypte connaissent une hausse importante du nombre de morts. Le Yémen, le Pakistan, l’Inde et les Philippines complètent ce tableau noir.  

Le terrorisme est bien un fléau mondial : en 2017, 67 pays ont enregistré au moins un mort et 98 au moins une attaque. Un record depuis près de vingt ans. « De nouvelles menaces continuent d’émerger, notent les experts. Les groupes islamistes se sont révélés être très résilients et fluides, se séparant rapidement afin de former de nouveaux groupes et alliances à un rythme rapide. »  

En Europe, le nombre de morts liés au terrorisme a aussi chuté de façon significative, notamment en France, en Belgique et en Allemagne : 81 personnes ont été tuées l’an dernier contre 168 en 2016. « ([Daech] a perdu beaucoup de son attrait en raison de ses défaites militaires et de l’affaiblissement de ses capacités d’attaque en Europe, note le président de l’Institut, Steve Killelea. L’augmentation des fonds alloués à la lutte contre le terrorisme, associée à de meilleures techniques de surveillance, a également contribué à réduire considérablement le nombre de décès dus au terrorisme en Europe. 

Toutefois, il est intéressant de noter que même si le nombre de décès dus au terrorisme a diminué en Europe, le nombre d’incidents terroristes a augmenté au cours de cette période. Cela montre que [Daech] est en train de perdre ses capacités à planifier et à coordonner des attaques terroristes à plus grande échelle, en raison de la diminution de ses ressources et du renforcement des mesures antiterroristes. »  

Montée du terrorisme d’extrême droite

Enfin, les experts s’inquiètent de la montée d’un autre terrorisme, en Amérique du Nord et en Europe occidentale. « Entre 2013 et 2017, 66 décès et 127 attaques ont été causés par des groupes et des individus d’extrême droite, souligne le rapport. En 2013, aucun décès n’avait été enregistré, contre 17 en 2017. La majorité des attaques ont été perpétrées par des acteurs isolés liés aux mouvements d’extrême droite, nationaliste blanc ou antimusulmans. » Il y en a eu 12 au Royaume uni, six en Suède, deux en Grèce et en France. Mais c’est aux Etats-Unis que la vague s’amplifie, depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche : 30 attaques ont été dénombrées. Elles ont causé la mort de 16 personnes.  

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