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Photo : BDS34

José-Luis Moraguès – Bien que les actions BDS soient d’abord et avant tout destinées à soutenir la lutte des Palestiniens, l’article qui s’adosse à la campagne de boycott d’un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien au théâtre municipal Jean Vilar à Montpellier, aborde – une fois n’est pas coutume – la question du boycott culturel du point de vue des intérêts des artistes israéliens.

« L’art et la culture n’ont rien à voir avec la politique ». Tel était jusqu’à présent le principal argument contre le boycott culturel opposé au BDS. La politique de violations incessantes du droit international et des droits humains par l’État d’ Israël et la décision du président des États-Unis à propos de Jérusalem ont singulièrement terni l’image d’Israël et rendu sa défense difficile. Si bien que les opposants au boycott culturel ont opté pour le registre de la « liberté d’expression des artistes israéliens» et brandissent désormais la défense des œuvres dites « critiques ». Dans ce contexte certains-nes n’hésitent pas accuser BDS de « censeur », de « prendre en otage la culture » (les terroristes ne sont pas loin) et d’être « contre-productif » et pourquoi s’en priver … « de desservir la cause palestinienne » (sic).

Cet article rappelle les conditions d’application – mal connues – du boycott culturel et examine la nature de la liberté d’expression accordée par Israël aux produits culturels exportés. Il conclut que contrairement aux apparences, le boycott de ce type de produit culturel, défend la liberté d’expression des artistes israéliens face à la propagande d’État (hasbara). 

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