Washington écoutera t-il l’Alliance, avant l’intérêt de l’Iran?

Le ministre des Affaires étrangères de Bahreïn, Abdullatif bin Rashid al-Zayani, a exhorté le président élu présomptif américain Joe Biden à s’entretenir avec les États du Golfe avant de conclure n’importe quel accord avec l’Iran. Il en a parlé mercredi 11 novembre, lors d’une visite en Israël, la première d’un responsable de son pays, au cours de laquelle il s’est entretenu avec un autre visiteur, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, ainsi que le Premier ministre Binyamin Netanyahu.

Al Zayani a informé l’ancien vice-président américain que «la situation au Moyen-Orient a changé au cours des quatre dernières années et la dynamique a changé». Tout nouvel accord ne doit donc pas se limiter aux ambitions nucléaires de l’Iran, mais également couvrir son programme de missiles balistiques et ses aspirations dans la région. D’autres États de la région devraient faire part de leurs préoccupations à Washington, a-t-il déclaré.

Un autre avertissement contre cette mesure, décrite comme «précipitée» est parvenu mercredi de HR McMaster, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump. La seule chose qui a été conclue, a-t-il soutenu, était d’encourager l’Iran, de mettre des devises fortes entre les mains des mollahs tout en allégeant les sanctions. «Téhéran a utilisé les fonds, non pour soutenir une population ou une économie en difficulté, mais en vue d’intensifier ses efforts pourmettre une armée par procuration à la frontière d’Israël, a déclaré McMaster.

Cette semaine, on a assisté à la montée des tensions avec l’Iran, centrée sur un raid aérien israélien meurtrier qui a frappé huit installations militaires iraniennes en Syrie, certaines intégrées dans des complexes militaires syriens, après qu’une unité supplétive syrienne a posé de puissantes bombes Kalimagor sur la frontière du Golan. Le bombardement de Tsahal a fait environ 10 morts, dont 5 Iraniens, 3 Syriens et deux miliciens pro-iraniens. Ali Shamkhani, le chef de la sécurité nationale iranienne, a réagi jeudi par un sévère avertissement : « Il n’y a pas de refuge sûr et impénétrable pour les criminels et les méchants … que les » mains puissantes des défenseurs de la République islamique ne puissent atteindre, tôt ou tard … « 

De l’avis de McMaster, Israël pourrait bien attaquer l’Iran lui-même «s’il détecte une menace émanant de [la République islamique] – même dans les derniers jours de la transition républicaine». Dans une interview à Fox, il a commenté : «Israël suit la doctrine Begin… il n’acceptera pas qu’un État hostile possède l’arme la plus destructrice du monde.»

McMaster a rappelé qu’en 1981, l’administration Menahem Begin avait ordonné la destruction du réacteur nucléaire Osirak de Saddam Hussein et, le 6 septembre 2007, le gouvernement Olmert avait envoyé les commandos et l’aviation israélienne pour détruire entièrement une installation nucléaire en construction avec l’aide nord-coréenne dans le désert syrien (Al Khibar dans la province de Deir Ez Zor, où l’Etat Islamique s’est installé jusqu’en 2018, qui aurait donc pu se doter de l’arme atomique… grâce à Bachar).

L’ancien conseiller américain à la sécurité nationale a estimé que la situation actuelle s’apparentait à celle de 2006, lorsque «l’Iran poussait ses capacités nucléaires jusqu’au seuil » et que les tensions accrues poussaient Israël à agir.

SourceJFORUM.FR

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