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Frédéric Sroussi

Il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, dit le proverbe. En effet, tous ceux qui essayent de convaincre les antisémites/antisionistes de l’absolue légitimité historique, politique et morale d’Israël, se retrouvent face à des personnes butées qui ne veulent rien savoir de la réalité des faits puisque ces derniers les condamneraient au silence.

Pour
autant, si l’on ne peut lutter contre la haine par le biais d’arguments
raisonnables, on peut tenter de lutter contre l’ignorance. C’est pour
cela que chaque personne
ayant à cœur de défendre la vérité et l’honneur d’Israël devrait
connaître les quelques points essentiels suivants afin de pouvoir
éclairer l’esprit de toutes les personnes de bonne foi avides de vérités
sur ce sujet brûlant :

– Le
«peuple» palestinien, tel qu’on nous le présente depuis des décennies,
ne représente aucune entité nationale, ethnique ou religieuse
spécifique.

Comme
l’a déclaré, Zuher Mohsen (1936-1979), qui fut un membre influent dans
l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), au quotidien 
néerlandais Trouw le 31
mars 1977 :

Zuher Mohsen

«Le
peuple palestinien n’existe pas. La création de l’État de Palestine est
seulement un moyen pour continuer notre lutte contre l’État d’Israël
pour notre unité arabe.
En réalité, aujourd’hui, il n’y a pas de différences entre
Jordaniens,  Palestiniens, Syriens et Libanais. Nous parlons aujourd’hui
de l’existence d’un peuple palestinien seulement pour des raisons
tactiques… ».

L’Atlas de Géopolitique du Moyen-Orient et du Monde Arabe (éditions
Complexe, 1993,p.185), par exemple, explique clairement la création
très récente des «Palestiniens»:  «Alors qu’au moment de la partition de
la Palestine (en 1947, NDA) ses habitants arabes ne se pensaient pas
comme une nation mais comme des Arabes habitant
la Palestine, l’expérience de la guerre, de l’exode et de la lutte a
forgé une identité spécifique, commune aux Palestiniens, Musulmans et
Chrétiens. »

Les
Arabes ne sont pas dupes de cela et c’est pourquoi l’ancien président
égyptien Hosni Moubarak, déclara dans une interview au magazine français
L’Express daté du 19
décembre 1996 : «Les Palestiniens ont, en tant que tels, à peine 30 ans
d’existence. » 

– Pendant
des siècles, le terme «Palestinien» définissait les Juifs. Ainsi, par
exemple, le philosophe Emmanuel Kant (1724-1804) décrivait les Juifs  –
de façon
furieusement antisémite d’ailleurs- dans la première partie de L’Anthropologie comme
les «natifs de Palestine en exil». Jusqu’à peu près la moitié
du 20ème siècle la Palestine était pour tous – y compris les
Arabes – la terre du peuple juif.

 Le mot Palestine se
réfère en fait au peuple des Philistins dont les origines géographiques
se trouvent dans la région de la Mer Égée. C’est donc  un peuple
occidental qui n’a aucun rapport avec le monde arabe dont sont issus les
«Palestiniens» dont on parle dans les médias depuis
quelques décennies et qui sont une «création» datant du 20ème siècle. 

 C’est
avant ou après (on ne sait exactement) la révolte juive de Bar-Kochba
qui se déroula entre 132 et 134, que l’Empereur romain Hadrien, qui
occupait avec
son armée la terre d’Israël, décida de débaptiser la Judée (région de
l’ancien royaume d’Israël où vivait l’une des 12 tribus d’Israël, la
tribu de Juda, dont la majorité des Juifs actuels sont les descendants)
et de la renommer Palæstina. Ici
encore, aucun lien n’existe entre le mot «Palestine»  et un quelconque peuple arabe !

– C’est seulement au 7ème siècle
que les Arabes conquirent la «Palestine», c’est-à-dire la terre
ancestrale des tribus d’Israël. Par la suite la  »Palestine » – qui ne
fut jamais un État – connut d’autres conquérants tels que les Ottomans
(des non-arabes), pour ne citer qu’eux.

–  Au  7ème siècle
de l’ère chrétienne  , les Arabes violèrent le lieu le plus saint du
judaïsme en construisant à Jérusalem, sur l’emplacement même où se
trouvait le Temple de Salomon – dont l’achèvement se situe aux alentours
du 10ème siècle avant
l’ère chrétienne ! – la Mosquée El-Aqsa et le Dôme du Rocher.

Plus de cent constructions musulmanes existent maintenant sur le mont du Termple, le lieu le plus saint du Judaïsme !

–  Dans
un article d’avril 1854, Karl Marx, alors journaliste, enquête sur
Jérusalem. Il confirme que la population de la Ville Sainte est à
majorité juive et que ces derniers sont  «victimes
d’une oppression et d’une intolérance constantes de la part des
musulmans…»

–  Le
24 avril 1920, lors de la Conférence internationale de San Remo, les
Britanniques obtinrent la responsabilité de la Palestine (le fameux
mandat).  Le
25 avril 1920 fut donc adoptée une résolution qui incluait la
Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et dans laquelle le Royaume-Uni
se déclarait favorable à l’établissement en Palestine d’un foyer
national pour le peuple juif. Pourtant, en 1921, les autorités
britanniques, reniant une grande partie des promesses officielles
faites au peuple juif (à cause de menaces arabes), donnèrent près de 80%
de la Palestine sur laquelle devait se trouver le Foyer National juif,
aux Arabes (à l’émir hachémite Abdullah). Ce territoire
prit le nom de Transjordanie.

Les
Juifs furent donc dépouillés de 80 % du territoire qui leur avait été
promis et malgré cela on demande encore et toujours à Israël de faire de
nouvelles concessions
territoriales  sur le peu qu’ il lui reste.

–Winston
Churchill déclara le 28 mars 1921 aux Arabes habitant la Palestine :
«Il est manifeste que les Juifs, qui sont dispersés tout autour du
monde, devraient
avoir un centre national et un foyer national où certains pourraient se
réunir. Et où cela pourrait-il en être autrement que sur la terre de
Palestine, avec laquelle depuis plus de 3000 ans ils ont été intimement
et profondément associés ? ».

Le
24 juillet 1922, la Société des Nations – l’ancêtre de l’ONU –
reconnaît « le lien historique entre le peuple juif et la Palestine »
. La Palestine est donc
bien, une fois de plus, reconnue pour ce qu’elle est : un territoire juif !

 En 2009, le journal Koweitien Al Watan, publiait
un article dans lequel était cité le pourtant très antisémite fondateur
de la Confrérie des Frères Musulmans, Hassan el-Banna qui déclara en
1940 : «Les Juifs sont les premiers habitants de la Palestine ».
(rapporté « par le magazine français L’Express du
15/01/2009)

–  Le
29 novembre 1947, une résolution de l’Assemblée générale des Nations
Unies recommande la création de deux États, l’un juif, l’autre arabe sur
le territoire
situé à l’Est du Jourdain, les Juifs acceptent le plan de partage, les
Arabes le rejettent.

Aucune
guerre n’ aurait eu lieu, aucune goutte de sang n’aurait été versée
depuis plus de 60 ans si les Arabes n’avaient pas fait preuve, une fois
de plus, d’une intransigeance
criminelle en n’acceptant pas un plan qui leur était pourtant très
favorable !

– L’un
des éléments majeurs de la propagande palestinienne est la question
dite des «réfugiés». Les Israéliens sont accusés d’avoir chassé les
«Palestiniens»
arabes en 1948.

Pourtant,
tous les historiens sérieux s’accordent à dire qu’aucun plan
d’expulsion délibéré contre les Arabes fut mis en œuvre par le pouvoir
israélien.

C’est
en fait l’invasion de l’État d’Israël par 5 armées arabes (Jordanie,
Égypte, Irak, Liban, Syrie) le 15 mai 1948 – c’est-à-dire à peine
quelques heures après la
déclaration d’indépendance de l’État hébreu – qui amena certains arabes
(pas tous , loin de là, sinon l’État hébreu ne compterait pas 20 %
d’Arabes israéliens sur son territoire !) à fuir pour se mettre à
l’abri.

Guerre israélo-arabe de 1948-1949

 Le paradoxe c’est qu’ils fuirent sous l’impulsion des États arabes eux-mêmes et des «Comités nationaux palestiniens».

Ainsi,
une figure aussi importante pour «Palestiniens» que feu le poète
et activiste Mahmoud Darwich (qui fut membre de l’OLP), déclara dans un
entretien intitulé En
marge du transitoire (Revue d études palestiniennes, n.10) : 
«On
avait à l’époque commandé aux Palestiniens de quitter leur patrie pour
ne pas gêner le déroulement
des opérations militaires arabes qui devaient durer quelques jours et
nous permettre de réintégrer rapidement nos maisons. Pour mes parents,
notre séjour au Liban était temporaire; nous étions en visite ou même en
villégiature ».

Rappelons aussi un fait essentiel concernant le conflit israélo-arabe : Alors que les Arabes visent
sciemment les civils israéliens dans les bus, les restaurants, les cars scolaires, etc. Les israéliens, eux, ne ciblent jamais
sciemment les civils arabes qui d’
ailleurs servent le plus souvent de boucliers humains aux terroristes du
Hamas, du Fatah du Hezbollah,etc. C’ est un fait fondamental qu’ il
faut toujours garder en mémoire.

Cette
liste d’arguments n’est évidemment pas exhaustive mais elle apporte
déjà la preuve de l’imposture totale de ceux qui se targuent de défendre
une prétendue «cause palestinienne ».
Une «cause» qui utilise de plus les moyens les plus barbares pour se
faire entendre, en visant sciemmentpar
le biais du terrorisme le plus abject, les civils juifs, hommes, femmes et enfants.

Israël, quant à
lui, doit cesser de reprendre à son compte la propagande de ses ennemis
en utilisant la terminologie et les fictions narratives de ceux qui se
prétendent, de manière totalement infondée, propriétaires
d’une terre qui ne leur appartient pas, tant sur le plan historique que
sur le plan moral. 

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